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L’axe du mal de G. W. Bush

1Après les attaques du 11 septembre 2001 contre les 2 tours à New York, le président américain de l’époque George W. Bush, sous pression du complexe militaro-industriel et des faucons réactionnaires sous influence des électeurs évangéliques très nombreux, avait déclaré une croisade « du bien contre le mal ».

Le bien étant personnifié par les gentilles démocraties occidentales et chrétiennes dont les USA sont le peuple élu au sens biblique du terme, c’est-à-dire fondés de la mission d’annoncer (imposer) la démocratie et les valeurs ultra-libérales à tous les peuples pour le plus grand bien de l’économie US. Le mal étant personnifié par les vilains musulmans, peu importe la distinction entre djihadistes extrémistes et musulmans, plus le message est simple et plus le bouc émissaire est facile à identifier plus l’effet de mobilisation d’un peuple sans autre culture que vivre à crédit est efficace.

Tous les moyens ont donc été accordés à la CIA (contre-espionnage agissant en théorie uniquement hors du territoire US), y compris celui de bafouer les droits de l’homme et ceux accordés par la constitution des USA. Tout cela au nom d’une efficacité rendue incontournable par la paranoïa des dirigeants et autorisant tous les moyens possibles, jusqu’aux tortures les plus dégradantes. Stratégie toujours revendiquée et couverte par G.W. Bush au nom de l’efficacité de la lutte contre l’ennemi invisible.

C’est ce que vient de dénoncer, très courageusement, un rapport d’une sénatrice américaine qui, après plusieurs années d’enquête et d’auditions, dénonce ce système de torture systématique mis en place et son absolue inefficacité puisque après plus de 13 ans d’enfermement, d’humiliations, de traitements dégradants et de tortures, aucune information utile n’a pu être recueillie.

Ce qui est plus grave encore c’est que ce rapport dénonce l’attitude de la CIA qui, pendant toutes ces années, a menti en affirmant que grâce à ces traitements et tortures elle avait réussi à obtenir des informations de première main permettant de déjouer des attentats planifiés sur le sol américain. La réalité démontrée par ce rapport c’est que tout cela n’était que manipulations et mensonges.

Décidément, ce pays qui se croit le plus vertueux du monde, qui se prévaut d’une mission quasi divine pour convertir le monde à la démocratie (et au business), qui se dit être du côté du bien, est aux prises avec des forces obscures qui ne songent qu’à prospérer, a une démocratie qui fonctionne encore. Quel autre pays dans le monde peut se prévaloir de remettre en cause, voire dénoncer, publiquement une politique et des méthodes qui hier encore étaient classées « homeland priority » ou « défense des intérêts vitaux » ?

Tout n’est pas encore perdu dans cette démocratie si particulière et différente de nos démocraties européennes, et nos pays, notre pays, pourrait prendre exemple sur cette capacité qu’ont les citoyens à obtenir la vérité sur les heures les plus sombres des pratiques gouvernementales et privées grâce à leurs élus.

 

Paul Opitz

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