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Nous étions plus de 140.000 !

1Après le choc de l’attentat, des exécutions contre des hommes libres qui osaient se moquer du « sacré » (les protestants n’ont pas cette notion du sacré), des prises d’otages et de la fin tragique des deux déséquilibrés qui ont agi « pour venger le prophète », nous étions plus de 140.000 ce dimanche après-midi à faire place au silence et au recueillement.

Les commentaires sont inutiles, superflus, et nous marquons notre soutien à la liberté d’expression et de se moquer, y compris de soi-même en passant quelques dessins satiriques de Charb.

Les protestants savent ce que c’est, pour l’avoir subi eux aussi dans leur chair pendant plusieurs siècles, et parfois de façon tout aussi barbare comme pendant la nuit de la Saint Barthélémy, le 24 août 1572, où plusieurs milliers de huguenots (ancien nom donné aux protestants) sont assassinés, égorgés, femmes enfants et vieillards compris simplement à cause de leur foi qui avait le tort de ne pas être celle de la majorité.

Comme toujours, la religion a servi de prétexte pour justifier les actes les plus odieux commis au nom d’un dieu ogre qui ne peut être satisfait tant qu’il ne s’est pas repu de la chair et du sang des hommes et des femmes qui n’ont pas peur de lui et de ses représentants auto-proclamés.

Prenons garde et ne faisons pas la même erreur en confondant ces assassins avec la religion dont ils se réclament. Les musulmans de France aspirent à vivre en paix, à s’intégrer et à pratiquer leur religion dans de bonnes conditions (garanties par la Constitution et la loi de 1905 faut-il le rappeler à nos élus qui trop souvent font tout pour leur refuser des lieux de culte dignes et de fait motivent les extrémismes).

Nous avons su montrer notre solidarité avec les familles et amis des victimes, notre résolution à ne pas nous laisser terroriser par une bande d’illuminés dangereux, notre conviction que les religions sont là pour relier les hommes et non les dresser les uns contre les autres.

Paul Opitz